Et avant l’apprentissage ? : l’initiation aux métiers avec le DIMA
Depuis la rentrée 2008/2009, l’apprentissage junior a laissé la place au DIMA (Dispositif d’initiation aux métiers en alternance). Ce dernier est né de la volonté du Président de la République de renouer avec le principe de l’obligation scolaire jusqu’à 16 ans, en s’assurant que la diversification des parcours ne remette pas en cause la durée légale de la scolarité. A la différence des dispositifs précédents, il s’adresse ainsi aux jeunes âgés de 15 ans.
Le DIMA permet aux élèves de collège de découvrir un ou plusieurs métiers par une formation en alternance d’une année scolaire, tout en poursuivant l’acquisition du socle commun de connaissances et de compétences (cf. circulaire de rentrée 2008 n°2008-042 du 04.04.2008).
A la découverte des métiers
Cette formation est axée sur un projet pédagogique qui s’articule autour de la découverte des métiers. Heures de découverte professionnelle dans les ateliers de l’établissement, stages dans des entreprises variées (11 à 16 semaines dans l’année) et mini-stages dans les Lycées Professionnels environnants sont au centre de ce dispositif. Chaque période de stage est évaluée par le coordinateur en collaboration avec le maître de stage.
La découverte des métiers vise à permettre à chaque élève de définir son projet professionnel et de renforcer ainsi ses atouts personnels pour réussir.
L’acquisition d’un socle commun de connaissances et compétences
Parallèlement à l’élaboration d’un véritable projet pédagogique, le DIMA s’attache à faire acquérir
un socle commun de connaissances et compétences qui comprend 20 heures d’enseignement général (français, histoire-géographie, maths, anglais, VSP, EPS, arts appliqués), en effectif réduit, au cours desquelles les professeurs réalisent un bilan des lacunes et difficultés de chaque élève.
En fin d’année scolaire, les élèves passent le Certificat de Formation Générale (CFG) qui valide les acquis dans des lomaines de connaissances générales.
Un accompagnement personnalisé
Tout au long de sa formation, le jeune bénéficie de la présence d’un tuteur, désigné au sein de l’équipe éducative pour assurer son suivi et son accompagnement. Le tuteur est également chargé de prévoir des entretiens réguliers avec le jeune afin de procéder à des évaluations de la formation.
La question de la rémunération
Le DIMA s’effectuant sous statut scolaire, il ne donne lieu à aucune rémunération. Cependant, si le ou les stages effectués dans une même entreprise dépassent 20 jours, cette dernière a l’obligation de verser une gratification à partir du 21ème jour de stage (20% du SMIC).
L’élève boursier continue à percevoir la bourse.
Poursuite de formation
Après le DIMA, le jeune peut poursuivre sa formation par la voie de l’apprentissage et préparer un CAP en deux ou trois ans ou un CTM (certificat technique des métiers) pour s’insérer dans la vie professionnelle. Il peut également faire le choix de réintégrer le collège ou de poursuivre un cursus en formation initiale sous statut scolaire.
Comment entrer en DIMA ?
A la demande du jeune, l’admission dans la formation est prononcée par le chef d’établissement du lycée professionnel ou le directeur du centre de formation d’apprentis dans lequel est ouverte la formation.
Et si le jeune change d’avis en cours de route ?
Jusqu’à ses 16 ans, le jeune peut à tout moment, après avis de l’équipe pédagogique, mettre fin au DIMA et reprendre sa scolarité.
A lire également
- Le Maître d’apprentissage, un acteur clé
- La région Aquitaine lance un dispositif de préparation à l’Apprentissage
- Etre apprenti et se former en Europe
- Les diplômes préparés par l’apprentissage
- Apprentis, acquérez une expérience professionnelle en Europe avec Leonardo da Vinci !
- Trouver une formation en apprentissage en Ile-de-France avec Cfarif.net
