Les propositions de la CCIP pour renforcer le rôle social de l’apprentissage
La Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris s’engage pour développer l’apprentissage et se mobilise pour en promouvoir le rôle social. A travers 5 propositions, elle met en avant sa volonté de valoriser cette formation professionnelle pour une meilleure insertion des jeunes dans la vie active.
Près de 400 000 jeunes de moins de 25 ans sont au chômage, 160 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans qualification et 80 000 terminent leurs études dans l’enseignement supérieur sans diplôme. Pourtant, des besoins en compétences restent non satisfaits dans toute la France et nombre de métiers et de secteurs peinent à recruter. Ainsi, en Ile-de-France par exemple, 100 000 emplois ne sont pas pourvus.
La CCIP et l’apprentissage
La CCIP est engagée en faveur de l’apprentissage depuis plus de 30 ans. En novembre 2007, elle a donné son point de vue pour promouvoir le rôle de l’apprentissage en faveur de l’égalité des chances. Des propositions ont été faites, et l’ensemble des axes de réflexion présentés a pour but de s’inscrire dans une politique volontariste de développement de l’apprentissage, que la CCIP a mis en place en partenariat avec la Région Ile-de-France.
1ère priorité : promouvoir le rôle d’ascenseur social de l’apprentissage
L’apprentissage favorise non seulement la mixité sociale et culturelle mais encore il permet par la pédagogie de l’alternance d’accélérer la maturité des jeunes et de leur donner une plus grande confiance en eux.
L’apprentissage permet, à tous, de poursuivre des études sur l’ensemble d’une filière et d’obtenir un diplôme tout en garantissant l’insertion professionnelle.
A ce titre, la CCIP propose de :
- poursuivre et d’étendre les actions de sensibilisation et d’information sur l’apprentissage menées en partenariat avec les rectorats de sa circonscription. Afin de mieux informer les élèves, les parents et l’ensemble des acteurs de l’orientation sur les filières de formation, les métiers et les débouchés, les rencontres dans les collèges et les lycées doivent être développées ;
- identifier les formations porteuses, organiser des visites des CFA, toujours en liaison avec les collèges et les lycées et développer des stages « découverte des métiers » ;
- poursuivre la communication sur l’apprentissage destinée au grand public et aux entreprises en valorisant la diversité des profils et les bénéfices de cette diversité pour l’entreprise qui les recrute ;
- expérimenter une opération de communication auprès des jeunes défavorisés menée par des jeunes issus de l’apprentissage.
2ème priorité : faciliter l’insertion en apprentissage de tous les jeunes
La CCIP préconise de :
- à partir de l’identification des obstacles au recrutement des jeunes défavorisés, d’élaborer et diffuser un guide de sensibilisation des personnels chargés de la relation CFA/ Entreprise ;
- mettre en place, pour les jeunes qui en ressentent le besoin, une information sur les droits et les devoirs des apprentis et des entreprises ;
- généraliser des ateliers de rédaction et de correction de CV et de lettres de motivation ;
- organiser un suivi individuel et par petits groupes dans la recherche d’entreprise.
3e priorité : développer les voies d’accès à l’apprentissage
La CCIP suggère de développer tous les dispositifs d’accès à l’apprentissage et, particulièrement les classes préparatoires, notamment celles qui s’adressent à des jeunes déscolarisés et en situation d’échec.
Ces dispositifs et en particulier la classe préparatoire à l’apprentissage ont fait leur preuve.
Ils permettent d’intégrer socialement et professionnellement des jeunes en difficulté, les placer dans une pédagogie de la réussite, les remettre à niveau, et de leur redonner confiance.
4e priorité : amplifier l’internationalisation des parcours de formation
La CCIP propose que l’application des nouvelles dispositions relatives à l’internationalisation des formations de la loi du 18 janvier 2005 soit étendue au-delà de l’Union Européenne. L’internationalisation des parcours de formation en union européenne et hors union européenne, en ce qu’elle constitue un gage de qualité et de compétitivité des salariés permet de satisfaire à terme des besoins de main d’oeuvre en personnels qualifiés et bénéficiant d’une ouverture internationale.
Aujourd’hui, les principaux freins à l’essor de la mobilité des apprentis sont d’ordre juridique, financier et administratif (coûts de l’absence du jeune pendant son séjour, responsabilité de l’entreprise pendant sa mission dans une entreprise étrangère).
5e priorité : valoriser la fonction tutorale du maître d’apprentissage
En adéquation avec les propositions du réseau qui exprime également son souhait de voir la fonction tutorale valorisée, la CCIP organisera un prix d’excellence de l’apprentissage : un prix spécial sera décerné à un maître d’apprentissage particulièrement impliqué dans l’encadrement de jeunes en difficultés. Cet événement aura pour objectif de valoriser le rôle de l’entreprise formatrice dans l’apprentissage, en mettant en avant l’élément clé du dispositif : le maître d’apprentissage.
Pour en savoir plus : http://www.ccip.fr/
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